Les touaregs victime d’un conflit interne alimenté par des mains externes

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Des membres du MNLA

L’histoire nous dit ceci: Les touaregs ont été toujours victime de leurs problèmes, et leur indifférence face à ce qui se passe autour d’eux. Un peuple qui n’arrive pas  à s’unir pour défendre un objectif précis afin de surmonter ses difficultés. Ces derniers jours il y a eu même de violent combats qui se sont déroulés entre des groupes touaregs en Azawad. Alors où sont les sources de ces problèmes  qui opposent les groupes touaregs les un autres?  Et pour répondre à cette question qui mérite d’être posée, il faut un peu revenir en arrière en mettant la lumière sur les récents soulèvement armés en 1963 et, en 1990. Mais avant de faire cela je pense qu’il est mieux de mettre la lumière sur  la structure de la communauté touarègue, pour un éclairage à ceux qui ne connaissent pas cette communauté, car cette structure contribue elle aussi à ce conflit inter-touareg.

Avant la colonisation française qui brisa le système social touareg, les touaregs furent  un peuple hiérarchisé et, divisé en plusieurs couches sociales allant des « Imoushagh » (l’aristocratie touarègue) en haut jusqu’aux esclaves en bas, en passant par les autres couches: Imghad, Inislimen, Inheden, éklan.

Imoushagh: l’aristocratie touarègue appelé aussi « Ihaggaren » en Ahaggar. Les membres de ce couche sont très rares par rapport aux autres couche.

.Imghad: Considéré comme les vassaux des  » imoushagh », mais en réalité leur nom en tamasheq veut dire tout simplement « les guides » et, ça vient de « o-ghed » (guider) alors  « Amaghid » (sing. des « Imghid ») ça signifie:  guide.

.Ininislimen: Les religieux qui vivent grâce aux aumône des autres couches; ils sont nombreux surtout dans la région de Tombouctou  où ils sont connus aussi sous le nom de « kel-toussatén ».

.Inheden: les forgerons qui sont dépendants pour la plupart de l’aristocratie touarègue « Imoushagh ». Et ils ont tous  la peau noire.

.Iklan (éklan): les esclaves qui dépendent des autres couches, eux aussi ils ont la peau noire.

Alors revenons à notre sujet du jour (le conflit inter-touareg), ce système social a un impacte directe sur les problèmes que vive le peuple touareg; par exemple les touaregs noirs (les deux dernières couches) se sentent plus proche du Mali, même s’ils parlent touaregs, ils s’habillent en touareg, et ils mangent touareg!!!

Et les descendants de la couche « inislimen » (les tribus maraboutique)  se  sentent plus  proche de groupes islamistes même le plus extremistes.

La dimension régionale de ce conflit:

Il est très intéressant de souligner qu’il y a des mains étrangères derrières ce conflit inter-touareg; tandis que le Mali manipule ses milices touaregs comme GATIA (Groupe Autodéfense Touareg Imghad Azawad) , en même temps que l’Algérie aussi est entrain de manipuler ses milices, autrement dites les islamistes touaregs. Cette polarisation handicape le peuple touareg surtout ceux qui rêvent de prendre leur destin en main.

 

 

Le FAMA de cantonnement au « cartonnement »!

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Malgré sa faiblesse le gouvernement malien peine à reconnaitre sa défaite et, son incapacité  sur tous les plans: Militaire, politique, économique et social. Si les responsables maliens continuent toujours de parler d’une armée malienne c’est juste pour orner leurs discours; car cette armée n’a de caractères d’une armée que le nom ou encore l’uniforme. La seule chose que font les soldatesque malienne c’est massacrer les innocents touaregs et, saccager leurs

maison, ajoutons que ces soldatesque n’ont jamais gagner une bataille face aux rebelles depuis la création du Mali jusqu’à nos jours.En ce qui concerne la situation politique du Mali disons tout simplement qu’il es catastrophique car le Mali n’aurais pas pu organiser des élections sans l’intervention pour ne pas dire la manipulation française qui permis de relancer la vie politique malienne qu’était au point mort depuis le putsh  de 21 Mars 2012.Et sur le plan économique le Mali est un pays qui vive grâce aux aides, surtout grâce aux aides de sa  créatrice qui est la France. Quant au nord (l’Azawad)  il a été négligé et, marginalisé par le gouvernement central de Bamako, en plus de ses problèmes naturels: enclavement, sécheresse…

Et sur le plan social les deux communautés sont déjà très différentes, et les exactions perpétrées par l’armée malienne en Azawad ne font qu’aggraver cette situation d’intolérance, ce qui rend la cohabitation entre les deux peuple très difficile pour ne pas dire impossible.

 

CONCLUSION: Alors pour tous ces raisons l’armée malienne n’a aucune espoir les rêves de l’état malien à endiguer le courant nationaliste en Azawad. D’où les autorités maliennes ne peuvent dicter les conditions aux groupes armée du nord, car la réalité sur le terrain prouve que Mali est incapable de gérer la situation militaire ou encore administrative ce qui rend l’indépendance de cette région une option inévitable. Aujourd’hui l’armé malienne doit être cartonner et, renvoyer à Bamako car elle n’a plus sa place en Azawad.

NB: Cet article je l’avais déjà publié sur l’atelier des médias et sur mon blog kel-tamasheq