Un autre accord algé-rien

négociation

Le président malien IBK l’a déjà dit: « Il n’y aura ni l’autonomie, ni le fédéralisme ». Alors que les groupes armée du nord (Le CMA) quant eux, ils ont exprimé qu’ils ont renoncé à l’indépendance qu’ils ont déjà autoproclamé, à condition qu’il y aura au moins une autonomie ou un fédéralisme. Et à partir de ces deux positions nous pouvons dire qu’il n’y aura RIEN. Puisque l’accord « algé-RIEN » est un accord qui se positionne du coté d’IBK, et qui ne prend pas en compte les amendements, et les revendications des autres groupes. Le gouvernement malien ne propose qu’une décentralisation déjà acquis dans un autre accord « algé-rien » (l’accord des années 1990) et, qui n’a RIEN apporté au problème du nord. Et comme il n’est pas prêt à lâcher RIEN,  le gouvernement malien va tout perdre. Puisque « qui essaie de gagner tout va perdre tout« . C’est cette position qui fait que le gouvernement malien ne veut que la médiation algérienne, car c’est la médiation qui peut lui permettre de préparer un accord tout « algé-RIEN« . Un accord qu y aura dans le nord une légitimité pareille à celle du gouvernement malien dans le nord; puisque l’accord n’a pas été paraphé par les principaux groupes du  nord, et les élections qui ont qui ont porté le gouvernement d’IBK ont été boycotté par la population du nord surtout les touaregs.

A mon avis le mot « RIEN » résume tout le contenu de cette accord « algé-rien« . Certains s’interroge pourquoi on essaie pas avec une autre médiation? Si le médiateur algérien n’a pas pu aboutir à un accord, qui soulage le deux parties belligérantes. La réponse est très simple, pour ceux qui connaissent le problème touareg cette question ne se pose jamais. Comme je l’avais dit dans « un article précédant » le Mali ne veut que la médiation algérienne parce que l’Algérie est avant tout un allié stratégique pour le Mali avant qu’il ne soit pas un médiateur: L’Algérie est touché par le même problème qui touche le Mali c’est-à-dire la « touaregophobie« . Ces deux ancienne colonies française ne cessent de dire que la France veuille créer un état pour les touaregs, sachant que rien n’aurait pu empêcher la France de le faire si elle l’avait voulu. Cette thèse est sans fondement d’autant que c’est la France qui a endigué les état touaregs autrement dit les confédérations touarègues (Azawad, Hoggar, Aïr, Azdjer). Et c’est la France qui a créé le Mali, et l’Algérie, sur ces territoire sans consulter les touaregs. Alors on peut dire que les touaregs on bien les droits de faire les bruits.

-Le statut de l’Azawad: un épine au pied du Mali:

C’est le point qui fait mal au Mali, chaque fois que les négociations arrivent  à ce point le gouvernement malien affiche sa réticence à poursuivre le dialogue, puisque ce gouvernement ne veut pas parler du problème de fond, et préfère de faire quelques arrangements avec les chefs des groupes armés en utilisant l’Algérie comme facilitateur.

-Une situation chaotique dans tout le pays:

Peut-être les derniers événements qui se sont déroulé hier (le 27/04/2015)  en ont la meilleur illustration. Le Mali s’appuie sur les milice pour semer le chaos dans la région, afin de combler la manque provoqué par la faiblesse de son armée. Sachant que rien n’assure que ces milices ne retournent pas leurs arme un jour contre le Mali. Ajoutons à cela que cette stratégie n’est plus efficace puisque le chaos commence à gagner le sud et le centre  du Mali.

Alors on peut dire que même si le CMA s’engage à signer l’accord algé-rien le 15 Mai à Bamako, cela ne changera RIEN sur le terrain.

 

 

 

 

Tripoli, petite image de la Trilibye

Tripolitane-Cyrénaïque-Fezzan

Source: Wikipédia

C’est comme s’il y avait quelque chose de magique dans le préfixe grec « tri » avec lequel commence le mot Tripoli (en grec tri : trois et, polis : cité), à mes yeux il s’agit d’une nomination très sage qui peut décrire l’état dans lequel se trouve la Libye pas seulement aujourd’hui, mais aussi hier. La Libye était presque toujours « Trilibye« , et cette partition que nous voyons aujourd’hui est une ancienne réalité qui a été ressuscitée en 2011 après l’intervention française pour soutenir les insurgés libyens. Le terme Libye vient du grec « Libya » qui lui-même vient du terme égyptien « libo » que les Egyptiens donnent à la population blanche qui occupe le nord-ouest de l’Afrique; c’est-à-dire les Berbères. Le terme « Libya » correspond à ce qui est connu en français par le terme « Berbérie » ou encore « Maghreb » et en arabe par le terme : « El-Maghrib« . Tandis que l’actuelle Libye était repartie en trois régions :

1-La région tripolitaine : Le nord-ouest de l’actuelle Libye où on trouve la ville de Tripoli.

2-La région de Cyrénaïque : L’est de l’actuelle Libye, mais ça peut désigner aussi avant l’ouest de l’actuelle Égypte.

3-La région du Fezzan : Le sud-ouest de l’actuelle Libye cette région fut à un moment un état de garamantes comme l’indiquent des historiens grecs.

La situation actuelle:

1-Aujourd’hui, la Libye est divisée en trois parties dans la région de Tripoli où on trouve un gouvernement non reconnu par la communauté internationale.

2-A l’est un gouvernement reconnu par la communauté internationale. Mais qui ne contrôle pas la capitale Tripoli. Ce gouvernement siège à Tobrouk.

3- Au sud c’est l’anarchie totale qui règne, et aucun groupe ne peut revendiquer son autorité sur cette partie de la Libye.

Et pour ceux qui aiment la logique géométrique, nous pouvons faire une métaphore dans laquelle la Libye (en réalité la Trilibye) n’est que l’image de Tripoli par une homothétie dont le centre est une intervention étrangère (romaine, italienne, française…) et dont le rapport est égal aux nombres de groupes armés qui naissent après chaque intervention.

Il y a donc tant d’arguments qui peuvent dire que la Libye était toujours une Trilibye.

Les festivités de 6 avril en Azawad

militants de MNLA

militants de MNLA

Depuis le 6 avril 2012, cette date qui marque l’annonce unilatérale de l’indépendance de l’Azawad faite par le MNLA à Gao. Cet événement est devenu une fête majeur chez une bonne partie des azawadiens surtout dans les zones où l’armée malienne a été chassé par les mouvements du nord, comme  kidal et Meneka. Mais aussi dans les camps de réfugiés à M’bre en Mauritanie, et au Burkina, ce qui explique que même si les groupes armées ont renoncé à l’indépendance de l’Azawad sous la pression de la communauté internationale leurs bases restent très attacher à cette indépendance même s’il n’est pas reconnue par la communauté internationale. Déjà il semble que les divergences sont considérables entre les mouvement azawadiens et, leurs bases et c’est ce que nous avons constaté lors de dernières négociations entre ces mouvements et le Mali, puisqu’ils étaient contre toute solution qui ne prévoit au moins une fédéralisme pour les régions du nord.

Les messages  politiques de ces festivité:

manifestation

Même si cette date ne représente rien ni sur le plan national ni sur le plan international, les habitants du nord hostiles à la présence de l’armée malienne y trouvent une bonne bonne occasion pour exprimer leurs sentiments indépendantistes. Ce qui mette en lumière la fragilité de l’état malien et son incapacité à maintenir son existence sur long terme.

Et si on ajoute à cela que l’armée malienne est absente dans le nord et, que les quelques soldats qui sont présents sur les terrain sont cantonnés dans leurs camps sous la protection de l’armée française et de casques bleus. On peut dire avec certitude que la partition est déjà faite et, que cette date est une réalité que personne ne peut occultée.

Alors même si cette indépendance est rejeté par la communauté internationale, elle es de plus en plus accepté par l’actualité. Et l’unité du Mali est loin d’être une chose réalisée.