Le G5 Sahel un Nouveau jeu

G5 Sahel

Logo du G5 Sahel, Source: Wikipédia

 

On nous dit que les G5 est la nouvelle structure des pays les plus pauvres (dont 4 sont enclaver dans le continent le plus pauvres) ces pays vont faire ce que les G7 et le G20 n’ont pas pu faire, c’est-à-dire anéantir le terrorisme. Une véritable blague n’est-ce pas?

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Comment résoudre l’énigme de Kidal ?

PhotoEnigmesource: ma page facebook

L’énigme de Kidal, qui n’est autre qu’un conflit au sein des imghad et l’une de leurs fraction appelée les ifoghas. C’est une énigme dont la solution fera disparaître sans doute l’état malien. Ce qui explique pourquoi le Mali et l’Algérie veulent garder ce conflit coûte que coûte afin de préserver l’unité du Mali. 

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Un espoir de paix à Oubari

toumast

Source: toumast tv

Un accord de cessez-le-feu vient d’être signé la semaine dernière entre les Touaregs et, les Toubous, ces deux communautés s’affrontent dans le Sud-Ouest libyen depuis la chute de Kadhafi. Des combats qui ont fait plusieurs victimes de part et d’autre. Chaque communauté accuse l’autre d’être à l’origine des exactions contre ses membres.

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A Tombouctou, la méfiance s’installe

des réfugiés azawadiens

Des réfugiés azawadiens

Rien ne va plus au Mali : entre les nomades et les sédentaires, entre les Blancs et les Noirs, entre les Touaregs et les Arabes, entre le Nord et le Sud. Chaque jour la situation se détériore un peu plus et le pays aura du mal à se remettre de cette crise.

Depuis quelques semaines les populations du Nord vivent dans l’insécurité. La peur règne partout dans la région. Les nomades ne peuvent pas rentrer dans les villes pour se procurer ce dont ils ont besoin par peur des représailles. Et les sédentaires à leur tour ne peuvent pas se déplacer d’une ville à l’autre pour les mêmes raisons. Cette situation est le résultat d’une politique menée par l’Etat malien qui a semé la méfiance au sein de la population du Nord juste pour consolider sa présence. Même les Peuls commencent à quitter leurs villages pour se réfugier en Mauritanie, ce qui prouve le caractère ségrégationniste et raciste de lEtat malien. Depuis son indépendance, l’Etat malien a monté les uns contre les autres, pendant la rébellion des années 90, il a utilisé la faction MPA (le Mouvement populaire de l’Azawad) contre les indépendantistes de l’Armée révolutionnaire de libération de l’Azawad (ARLA). Aujourd’hui, il utilise les hommes de l’ARLA (actuellement sont connus sous le nom de GATIA) contre les rebelles de CMA. Diviser pour mieux régner est une ancienne stratégie de l’Etat malien.

Tamasheq, une langue des pierres!

tifinagh

Si, la pierre symbolise l’immobilisation, si la pierre symbolise l’ignorance, si la pierre symbolise l’inconscience. Mais aussi, si la pierre symbolise la solidité, et si la pierre symbolise la continuité d’un état à travers le temps. Alors dans ce cas on peut bien qualifier la tamasheq, d’une langue de pierres, parce qu’il s’agit d’une langue parlée par une communauté qui a les même caractères que les pierre: L’immobilisation, l’inconscience, l’ignorance… Mais aussi la solidité, la continuité à travers le temps. Et, comme tous les langues ne sont que l’image de leurs peuples, et cela pourrait être aussi plus visible dans le cas de tamasheq.Ce qui est choquant c’est le fait que cette langue est presque protégée  par les pierres presque plus que par son peuple (les touaregs), une langue qui n’arrive guère à évoluer depuis que  ses locuteurs ont commencé à l’écrire sur les pierres. Et pourtant les touaregs ont beaucoup de poètes, et leur littérature orale est très riche, mais leurs poètes n’ont jamais écrit leurs poèmes. Est-ce parce qu’ils ne savent écrire? Ou bien ils n’ont pas le temps de le faire, surtout dans une société nomade?

En réalité si, la tamasheq n’a pas encore disparu, c’est parce qu’elle n’a jamais exister en tous cas tel que une langue écrite. Et, la même chose on peut la dire aussi à propos de touaregs, si ce peuple n’a pas encore disparu c’est parce qu’il n’a pas encore exister tel qu’une nation comme le souhaite les touaregs. Même s’il y a eu plusieurs nations dans dans l’histoire touarègue, ces nations n’ont jamais été unifiées dans une seule nation ancrée dans l’identité touarègue.

Une langue, qui a une écriture mais pas écrit!

Alors la question qui revient souvent: à quoi sert cette écriture? S’il s’agit vraiment d’une langue orale. La tamasheq est l’une de rares langue africaine, qui possède un alphabet spécial et cela depuis longtemps (les caractères tifinagh). Et pourtant cette langue reste toujours une langue orale, et comme je l’ai dit les touaregs ont littérature très riche est abondante mais, ils ne l’ont jamais écrit. En réalité les touaregs n’ont pas une tradition, ou une culture d’écriture, raison pour laquelle les caractères tifinagh ont été utilisés à d’autres fins tel l’ornement des objet, et l’identification des animaux .

 

Un autre accord algé-rien

négociation

Le président malien IBK l’a déjà dit: « Il n’y aura ni l’autonomie, ni le fédéralisme ». Alors que les groupes armée du nord (Le CMA) quant eux, ils ont exprimé qu’ils ont renoncé à l’indépendance qu’ils ont déjà autoproclamé, à condition qu’il y aura au moins une autonomie ou un fédéralisme. Et à partir de ces deux positions nous pouvons dire qu’il n’y aura RIEN. Puisque l’accord « algé-RIEN » est un accord qui se positionne du coté d’IBK, et qui ne prend pas en compte les amendements, et les revendications des autres groupes. Le gouvernement malien ne propose qu’une décentralisation déjà acquis dans un autre accord « algé-rien » (l’accord des années 1990) et, qui n’a RIEN apporté au problème du nord. Et comme il n’est pas prêt à lâcher RIEN,  le gouvernement malien va tout perdre. Puisque « qui essaie de gagner tout va perdre tout« . C’est cette position qui fait que le gouvernement malien ne veut que la médiation algérienne, car c’est la médiation qui peut lui permettre de préparer un accord tout « algé-RIEN« . Un accord qu y aura dans le nord une légitimité pareille à celle du gouvernement malien dans le nord; puisque l’accord n’a pas été paraphé par les principaux groupes du  nord, et les élections qui ont qui ont porté le gouvernement d’IBK ont été boycotté par la population du nord surtout les touaregs.

A mon avis le mot « RIEN » résume tout le contenu de cette accord « algé-rien« . Certains s’interroge pourquoi on essaie pas avec une autre médiation? Si le médiateur algérien n’a pas pu aboutir à un accord, qui soulage le deux parties belligérantes. La réponse est très simple, pour ceux qui connaissent le problème touareg cette question ne se pose jamais. Comme je l’avais dit dans « un article précédant » le Mali ne veut que la médiation algérienne parce que l’Algérie est avant tout un allié stratégique pour le Mali avant qu’il ne soit pas un médiateur: L’Algérie est touché par le même problème qui touche le Mali c’est-à-dire la « touaregophobie« . Ces deux ancienne colonies française ne cessent de dire que la France veuille créer un état pour les touaregs, sachant que rien n’aurait pu empêcher la France de le faire si elle l’avait voulu. Cette thèse est sans fondement d’autant que c’est la France qui a endigué les état touaregs autrement dit les confédérations touarègues (Azawad, Hoggar, Aïr, Azdjer). Et c’est la France qui a créé le Mali, et l’Algérie, sur ces territoire sans consulter les touaregs. Alors on peut dire que les touaregs on bien les droits de faire les bruits.

-Le statut de l’Azawad: un épine au pied du Mali:

C’est le point qui fait mal au Mali, chaque fois que les négociations arrivent  à ce point le gouvernement malien affiche sa réticence à poursuivre le dialogue, puisque ce gouvernement ne veut pas parler du problème de fond, et préfère de faire quelques arrangements avec les chefs des groupes armés en utilisant l’Algérie comme facilitateur.

-Une situation chaotique dans tout le pays:

Peut-être les derniers événements qui se sont déroulé hier (le 27/04/2015)  en ont la meilleur illustration. Le Mali s’appuie sur les milice pour semer le chaos dans la région, afin de combler la manque provoqué par la faiblesse de son armée. Sachant que rien n’assure que ces milices ne retournent pas leurs arme un jour contre le Mali. Ajoutons à cela que cette stratégie n’est plus efficace puisque le chaos commence à gagner le sud et le centre  du Mali.

Alors on peut dire que même si le CMA s’engage à signer l’accord algé-rien le 15 Mai à Bamako, cela ne changera RIEN sur le terrain.

 

 

 

 

Les festivités de 6 avril en Azawad

militants de MNLA

militants de MNLA

Depuis le 6 avril 2012, cette date qui marque l’annonce unilatérale de l’indépendance de l’Azawad faite par le MNLA à Gao. Cet événement est devenu une fête majeur chez une bonne partie des azawadiens surtout dans les zones où l’armée malienne a été chassé par les mouvements du nord, comme  kidal et Meneka. Mais aussi dans les camps de réfugiés à M’bre en Mauritanie, et au Burkina, ce qui explique que même si les groupes armées ont renoncé à l’indépendance de l’Azawad sous la pression de la communauté internationale leurs bases restent très attacher à cette indépendance même s’il n’est pas reconnue par la communauté internationale. Déjà il semble que les divergences sont considérables entre les mouvement azawadiens et, leurs bases et c’est ce que nous avons constaté lors de dernières négociations entre ces mouvements et le Mali, puisqu’ils étaient contre toute solution qui ne prévoit au moins une fédéralisme pour les régions du nord.

Les messages  politiques de ces festivité:

manifestation

Même si cette date ne représente rien ni sur le plan national ni sur le plan international, les habitants du nord hostiles à la présence de l’armée malienne y trouvent une bonne bonne occasion pour exprimer leurs sentiments indépendantistes. Ce qui mette en lumière la fragilité de l’état malien et son incapacité à maintenir son existence sur long terme.

Et si on ajoute à cela que l’armée malienne est absente dans le nord et, que les quelques soldats qui sont présents sur les terrain sont cantonnés dans leurs camps sous la protection de l’armée française et de casques bleus. On peut dire avec certitude que la partition est déjà faite et, que cette date est une réalité que personne ne peut occultée.

Alors même si cette indépendance est rejeté par la communauté internationale, elle es de plus en plus accepté par l’actualité. Et l’unité du Mali est loin d’être une chose réalisée.

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Vers un accord de qualité «made in Algérie»

manifestation

Une manifestation de femmes touarègues à Kidal

Il s’agit d’une fable écrite par l’Algérie et, jouée par le Mali et ses milices afin de cacher l’échec de la médiation algérienne, et contourner les revendications du peuple de l’Azawad. Nous pouvons observer facilement que l’Algérie pousse la CMA (la coordination de mouvement de l’Azawad) à faire des concessions sans limites alors que le Mali fait des surenchères sans limites . Ce qui veut dire que cet accord est d’une qualité : « made in Algérie » comme les précédents des années 1990 et 2006. Pour exprimer son rejet à ce projet d’accord la population azawadinne a manifesté dans plusieurs villes.

Vous connaissez déjà les produits « made in China » et les  produits « made in  Bangladesh » réputés par leur mauvaise qualité. C’est pareil pour le projet d’accord qui  vient d’être paraphé par le gouvernement malien et ses milices! Cet accord produit à Alger qui sera consommé après à Bamako ne parle ni de fédéralisme ni d’autonomie moins encore de l’indépendance nous dit-on. On s’interroge sur son importance, car il n’a même pas été paraphé par les groupes qui sont opposés au gouvernement malien et qui se sont révoltés en 2012.

En tout cas ce projet d’accord montre que l’Algérie n’est pas neutre dans la médiation parce que les groupes armés ont fait plusieurs concessions, alors que le gouvernement malien n’en a fait aucune. C’est ce qui explique d’ailleurs pourquoi le Mali a toujours plaidé pour une médiation algérienne. Le gouvernement malien sait bien que l’Algérie est opposé à toute indépendance ou autonomie de l’Azawad, car une telle option peut conduit à des revendications pareilles dans le Sud algérien chez les Touaregs du Hoggar. Ce qui veut dire que l’Algérie est un ami stratégique pour le Mali puisque le peuple touareg est un ennemi commun aux deux pays.

 

Les touaregs victime d’un conflit interne alimenté par des mains externes

mnla photo

Des membres du MNLA

L’histoire nous dit ceci: Les touaregs ont été toujours victime de leurs problèmes, et leur indifférence face à ce qui se passe autour d’eux. Un peuple qui n’arrive pas  à s’unir pour défendre un objectif précis afin de surmonter ses difficultés. Ces derniers jours il y a eu même de violent combats qui se sont déroulés entre des groupes touaregs en Azawad. Alors où sont les sources de ces problèmes  qui opposent les groupes touaregs les un autres?  Et pour répondre à cette question qui mérite d’être posée, il faut un peu revenir en arrière en mettant la lumière sur les récents soulèvement armés en 1963 et, en 1990. Mais avant de faire cela je pense qu’il est mieux de mettre la lumière sur  la structure de la communauté touarègue, pour un éclairage à ceux qui ne connaissent pas cette communauté, car cette structure contribue elle aussi à ce conflit inter-touareg.

Avant la colonisation française qui brisa le système social touareg, les touaregs furent  un peuple hiérarchisé et, divisé en plusieurs couches sociales allant des « Imoushagh » (l’aristocratie touarègue) en haut jusqu’aux esclaves en bas, en passant par les autres couches: Imghad, Inislimen, Inheden, éklan.

Imoushagh: l’aristocratie touarègue appelé aussi « Ihaggaren » en Ahaggar. Les membres de ce couche sont très rares par rapport aux autres couche.

.Imghad: Considéré comme les vassaux des  » imoushagh », mais en réalité leur nom en tamasheq veut dire tout simplement « les guides » et, ça vient de « o-ghed » (guider) alors  « Amaghid » (sing. des « Imghid ») ça signifie:  guide.

.Ininislimen: Les religieux qui vivent grâce aux aumône des autres couches; ils sont nombreux surtout dans la région de Tombouctou  où ils sont connus aussi sous le nom de « kel-toussatén ».

.Inheden: les forgerons qui sont dépendants pour la plupart de l’aristocratie touarègue « Imoushagh ». Et ils ont tous  la peau noire.

.Iklan (éklan): les esclaves qui dépendent des autres couches, eux aussi ils ont la peau noire.

Alors revenons à notre sujet du jour (le conflit inter-touareg), ce système social a un impacte directe sur les problèmes que vive le peuple touareg; par exemple les touaregs noirs (les deux dernières couches) se sentent plus proche du Mali, même s’ils parlent touaregs, ils s’habillent en touareg, et ils mangent touareg!!!

Et les descendants de la couche « inislimen » (les tribus maraboutique)  se  sentent plus  proche de groupes islamistes même le plus extremistes.

La dimension régionale de ce conflit:

Il est très intéressant de souligner qu’il y a des mains étrangères derrières ce conflit inter-touareg; tandis que le Mali manipule ses milices touaregs comme GATIA (Groupe Autodéfense Touareg Imghad Azawad) , en même temps que l’Algérie aussi est entrain de manipuler ses milices, autrement dites les islamistes touaregs. Cette polarisation handicape le peuple touareg surtout ceux qui rêvent de prendre leur destin en main.

 

 

Les touaregs et, l’armée malienne une hostilité historique

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La haine contre les touaregs est une chose gravée dans les coeurs des soldats  maliens, disons même dans  les coeurs des maliens en général. Cette armée qui n’a jamais gagné une bataille contre les groupes armés, n’hésite pas à mener des actes de représailles  contre la   population touarègue, ce qui rend d’ailleurs la cohabitation entre cette armée et la population locale une chose presque impossible en raison des exactions perpétrées par ses soldats, et pourtant  tous exactions n’ont jamais fait l’objet d’aucune enquête.

Et la communauté internationale reste silencieuse pour ne pas dire qu’elle est en complicité avec l’état malien dans ses crimes. Lorsque les touaregs ont pris les armes pour se défendre, et chasser l’armée malienne loin de leur territoire ont été accusés de terrorisme et, de banditisme, par cette communauté internationale qui prétend combattre l’injustice, et protège le plus vulnérable.

Aujourd’hui les masques sont tombés, car tout le monde savent que les organes de cette communauté internationale ne sont que l’instrument de certains états (les grandes puissances) pour la protection de leurs intérêts, voir l’intérêt de leurs alliés. C’est dans cette logique  que la France fait tout pour protéger le Mali.  Mais la paradoxe, c’est de voir un état qui se dit défenseur de droit de l’homme en même temps il appuie l’armée malienne dans ses actes criminels en Azawad.