Nouakchott, la semaine des embouteillages

Les embouteillages sont déjà un problème qui persiste dans la capitale mauritanienne, et ce problème s’aggrave le semaines qui précèdent les grandes fêtes musulmans, car ces semaines les mauritaniens ont les yeux rivés sur le centre-ville qui regroupe les grands marchés, les bancs…

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Elevage : une économie qui tient tête en Afrique

Source: https://www.flickr.com/photos/oxfamfrance/9026137596/

Source: https://www.flickr.com/photos/oxfamfrance/9026137596/

Malgré son importance, car il s’agit d’un des rares secteurs de l’économie africaine qui arrive à satisfaire les marchés locaux,  l’élevage subit la négligence des gouvernements africains. Il ne doit son développement qu’à certaines communautés nomades : les Touaregs, les Maures, les Peuls…

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Juste un match de foot

juste un matche de foot

juste un matche de foot

 

Le foot voilà un sujet qui ne m’intéresse pas beaucoup, et mon lectorat le savent bien. Mais depuis que le sujet est devenu un sujet politique plus que jamais, j’ai décidé d’y tremper la plume. Tandis que certains parlent d’un affaire de corruption, moi j’y vois juste un match de foot entre les cowboys et, les pétrodollars, et chacun joue ce match à sa manière. Continue reading

A Tombouctou, la méfiance s’installe

des réfugiés azawadiens

Des réfugiés azawadiens

Rien ne va plus au Mali : entre les nomades et les sédentaires, entre les Blancs et les Noirs, entre les Touaregs et les Arabes, entre le Nord et le Sud. Chaque jour la situation se détériore un peu plus et le pays aura du mal à se remettre de cette crise.

Depuis quelques semaines les populations du Nord vivent dans l’insécurité. La peur règne partout dans la région. Les nomades ne peuvent pas rentrer dans les villes pour se procurer ce dont ils ont besoin par peur des représailles. Et les sédentaires à leur tour ne peuvent pas se déplacer d’une ville à l’autre pour les mêmes raisons. Cette situation est le résultat d’une politique menée par l’Etat malien qui a semé la méfiance au sein de la population du Nord juste pour consolider sa présence. Même les Peuls commencent à quitter leurs villages pour se réfugier en Mauritanie, ce qui prouve le caractère ségrégationniste et raciste de lEtat malien. Depuis son indépendance, l’Etat malien a monté les uns contre les autres, pendant la rébellion des années 90, il a utilisé la faction MPA (le Mouvement populaire de l’Azawad) contre les indépendantistes de l’Armée révolutionnaire de libération de l’Azawad (ARLA). Aujourd’hui, il utilise les hommes de l’ARLA (actuellement sont connus sous le nom de GATIA) contre les rebelles de CMA. Diviser pour mieux régner est une ancienne stratégie de l’Etat malien.

Parce que les chiffres arabes ne sont pas arabes

source: www.lejdd.fr

source: www.lejdd.fr

Voilà 5 ans après le début de ce qui fut appelé en 2011 le printemps arabe, et les objectifs de cette mobilisation ou plutôt insurrection populaire sont loin d’être réalisés. Au contraire les résultats sont très négatives, aujourd’hui on assiste à l’anarchie totale, partout où ce printemps est passé: la violence en Tunisie le berceau de ce « printemps« , une guerre civile au Yémen, en Syrie, en Libye, et le retour au point de départ en Égypte (le régime militaire). Personne ne peut nier le fait que la situation est plus catastrophique aujourd’hui qu’elle ne l’est avant ce soit disant « printemps« . Ce printemps n’a pas donné jusque là aucune fleur comme il le faut au contraire il a asséché les feuilles vertes, et le sang coule partout où ce printemps a fait son passage. Et pourtant on peut toujours le nommer printemps, puisqu’il vient d’ailleurs ou d’en haut comme une phénomène climatique, si non au moins ses facteurs viennent d’ailleurs. Oui il faut poser les bonne questions: Quelles sont les origines de ces tremblements de terre  qui ont touché le monde arabe en 2011?  Et leurs facteurs sont-ils internes ou bien externes?

Ces questions sont très importantes pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui, et pour répondre à ces questions ils faut commencer par les facteurs les plus invisibles aux yeux de certains à savoir les réseaux sociaux: facebook, twitter, youtube… ces outilles de communication ne sont pas de fabrication arabe, et il est impossible d’imaginer les mobilisations de gens sans ces outilles. Ainsi les feux de rafales qui ont fait trembler la terre sous les pieds de Kadhafi, ne sont pas de fabrication arabe non plus, et les jihadistes qui gonflent les rangs de combattants syriens eux aussi ne sont pas des syriens, non plus, et les armes qu’ils utilisent, ils proviennent d’où? sans parler de leurs sources de financement,  de leur idéologie, et de leur couverture diplomatique. En réalité tout cela provient d’ailleurs .

Je ne veux pas nier l’importance de ce mouvement qui ont secoué le monde arabe. Mais je pense qu’il ne faut jamais négliger les rôles extérieurs joués par les puissances régionales et, internationales qui ont pris le dessus sur les rôles locaux, ou nationaux. Ce sont ces puissances qui ont orienté ces mouvements dans les sens de leurs propres intérêts.  des intérêts parfois  inconciliables.

Bref lorsqu’on compte les facteurs extérieurs de ce « printemps » avec des chiffres, on peut dire que les chiffres arabes ne sont pas arabes. On aurait plutôt parlé des chiffres indiens!

Tamasheq, une langue des pierres!

tifinagh

Si, la pierre symbolise l’immobilisation, si la pierre symbolise l’ignorance, si la pierre symbolise l’inconscience. Mais aussi, si la pierre symbolise la solidité, et si la pierre symbolise la continuité d’un état à travers le temps. Alors dans ce cas on peut bien qualifier la tamasheq, d’une langue de pierres, parce qu’il s’agit d’une langue parlée par une communauté qui a les même caractères que les pierre: L’immobilisation, l’inconscience, l’ignorance… Mais aussi la solidité, la continuité à travers le temps. Et, comme tous les langues ne sont que l’image de leurs peuples, et cela pourrait être aussi plus visible dans le cas de tamasheq.Ce qui est choquant c’est le fait que cette langue est presque protégée  par les pierres presque plus que par son peuple (les touaregs), une langue qui n’arrive guère à évoluer depuis que  ses locuteurs ont commencé à l’écrire sur les pierres. Et pourtant les touaregs ont beaucoup de poètes, et leur littérature orale est très riche, mais leurs poètes n’ont jamais écrit leurs poèmes. Est-ce parce qu’ils ne savent écrire? Ou bien ils n’ont pas le temps de le faire, surtout dans une société nomade?

En réalité si, la tamasheq n’a pas encore disparu, c’est parce qu’elle n’a jamais exister en tous cas tel que une langue écrite. Et, la même chose on peut la dire aussi à propos de touaregs, si ce peuple n’a pas encore disparu c’est parce qu’il n’a pas encore exister tel qu’une nation comme le souhaite les touaregs. Même s’il y a eu plusieurs nations dans dans l’histoire touarègue, ces nations n’ont jamais été unifiées dans une seule nation ancrée dans l’identité touarègue.

Une langue, qui a une écriture mais pas écrit!

Alors la question qui revient souvent: à quoi sert cette écriture? S’il s’agit vraiment d’une langue orale. La tamasheq est l’une de rares langue africaine, qui possède un alphabet spécial et cela depuis longtemps (les caractères tifinagh). Et pourtant cette langue reste toujours une langue orale, et comme je l’ai dit les touaregs ont littérature très riche est abondante mais, ils ne l’ont jamais écrit. En réalité les touaregs n’ont pas une tradition, ou une culture d’écriture, raison pour laquelle les caractères tifinagh ont été utilisés à d’autres fins tel l’ornement des objet, et l’identification des animaux .

 

Nouakchott en proie aux inondations

 

Source: www.arabliss.wordpress.com

Source: www.arabliss.wordpress.com

C’est bientôt l’hivernage à Nouakchott, et si vous pensiez y passer vos vacances, l’idée ne serait pas très bonne. C’est dans cette ville que l’océan Atlantique et les nuages se rencontrent parfois, une rencontre source de dégâts. Des quartiers entiers sont envahis par les eaux. Ce n’est pas tant à cause des fortes pluies, La pluviométrie est faible en Mauritanie en général et surtout dans la zone où se trouve la capitale, le nord-ouest de la région de Trarza).

Ce qui aggrave la situation, c’est qu’une bonne partie de la ville est située en dessous du niveau de la mer. Il suffit de creuser un mètre ou moins pour atteindre l’eau. A certains endroits, il n’est même pas besoin de creuser, c’est l’eau qui émerge. Les habitants sont obligés d’abandonner leurs maisons. Des quartiers entiers sont devenus des zones fantômes : SOCOGIM-PS, BAGDAD, une bonne partie d’El-Mina, et de Sebkha… Il suffit de vous dire que l’école d’El-Mourabitoune, dans le secteur de SOCOGIM-PS, l’une des écoles de Nouakchott les plus anciennes est devenue un lieu de refuge pour les vaches , tout comme d’autres écoles à El-Mina.

On peut dire que l’hivernage’est pas l’acteur de cette situation désastreuse. Mais malgré leur faiblesse, les pluies sont un facteur d’aggravation et les habitants sont abandonnés à leur sort.

Il suffit de vous dire qu’il n’y a aucun réseau de canalisation à Nouakchott pour traiter les eaux pluviales. Et jusque-là, le gouvernement n’a rien fait pour résoudre ce problème. Ce désastre écologique reste un défi majeur pour le pays. Le milieu intellectuel parle souvent de changement climatique, un argument qui ne convainc pas la plupart de citoyens. Peu à peu, ces derniers abandonnent leurs abris.

Cette ville où j’ai passé presque toute ma vie n’est plus que l’ombre d’elle-même. Et même si Nouakchott est dans une pleine révolution urbaine, ce désastre écologique reste un défi majeur.