Comment résoudre l’énigme de Kidal ?

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L’énigme de Kidal, qui n’est autre qu’un conflit au sein des imghad et l’une de leurs fraction appelée les ifoghas. C’est une énigme dont la solution fera disparaître sans doute l’état malien. Ce qui explique pourquoi le Mali et l’Algérie veulent garder ce conflit coûte que coûte afin de préserver l’unité du Mali. 

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A Tombouctou, la méfiance s’installe

des réfugiés azawadiens

Des réfugiés azawadiens

Rien ne va plus au Mali : entre les nomades et les sédentaires, entre les Blancs et les Noirs, entre les Touaregs et les Arabes, entre le Nord et le Sud. Chaque jour la situation se détériore un peu plus et le pays aura du mal à se remettre de cette crise.

Depuis quelques semaines les populations du Nord vivent dans l’insécurité. La peur règne partout dans la région. Les nomades ne peuvent pas rentrer dans les villes pour se procurer ce dont ils ont besoin par peur des représailles. Et les sédentaires à leur tour ne peuvent pas se déplacer d’une ville à l’autre pour les mêmes raisons. Cette situation est le résultat d’une politique menée par l’Etat malien qui a semé la méfiance au sein de la population du Nord juste pour consolider sa présence. Même les Peuls commencent à quitter leurs villages pour se réfugier en Mauritanie, ce qui prouve le caractère ségrégationniste et raciste de lEtat malien. Depuis son indépendance, l’Etat malien a monté les uns contre les autres, pendant la rébellion des années 90, il a utilisé la faction MPA (le Mouvement populaire de l’Azawad) contre les indépendantistes de l’Armée révolutionnaire de libération de l’Azawad (ARLA). Aujourd’hui, il utilise les hommes de l’ARLA (actuellement sont connus sous le nom de GATIA) contre les rebelles de CMA. Diviser pour mieux régner est une ancienne stratégie de l’Etat malien.

Un autre accord algé-rien

négociation

Le président malien IBK l’a déjà dit: « Il n’y aura ni l’autonomie, ni le fédéralisme ». Alors que les groupes armée du nord (Le CMA) quant eux, ils ont exprimé qu’ils ont renoncé à l’indépendance qu’ils ont déjà autoproclamé, à condition qu’il y aura au moins une autonomie ou un fédéralisme. Et à partir de ces deux positions nous pouvons dire qu’il n’y aura RIEN. Puisque l’accord « algé-RIEN » est un accord qui se positionne du coté d’IBK, et qui ne prend pas en compte les amendements, et les revendications des autres groupes. Le gouvernement malien ne propose qu’une décentralisation déjà acquis dans un autre accord « algé-rien » (l’accord des années 1990) et, qui n’a RIEN apporté au problème du nord. Et comme il n’est pas prêt à lâcher RIEN,  le gouvernement malien va tout perdre. Puisque « qui essaie de gagner tout va perdre tout« . C’est cette position qui fait que le gouvernement malien ne veut que la médiation algérienne, car c’est la médiation qui peut lui permettre de préparer un accord tout « algé-RIEN« . Un accord qu y aura dans le nord une légitimité pareille à celle du gouvernement malien dans le nord; puisque l’accord n’a pas été paraphé par les principaux groupes du  nord, et les élections qui ont qui ont porté le gouvernement d’IBK ont été boycotté par la population du nord surtout les touaregs.

A mon avis le mot « RIEN » résume tout le contenu de cette accord « algé-rien« . Certains s’interroge pourquoi on essaie pas avec une autre médiation? Si le médiateur algérien n’a pas pu aboutir à un accord, qui soulage le deux parties belligérantes. La réponse est très simple, pour ceux qui connaissent le problème touareg cette question ne se pose jamais. Comme je l’avais dit dans « un article précédant » le Mali ne veut que la médiation algérienne parce que l’Algérie est avant tout un allié stratégique pour le Mali avant qu’il ne soit pas un médiateur: L’Algérie est touché par le même problème qui touche le Mali c’est-à-dire la « touaregophobie« . Ces deux ancienne colonies française ne cessent de dire que la France veuille créer un état pour les touaregs, sachant que rien n’aurait pu empêcher la France de le faire si elle l’avait voulu. Cette thèse est sans fondement d’autant que c’est la France qui a endigué les état touaregs autrement dit les confédérations touarègues (Azawad, Hoggar, Aïr, Azdjer). Et c’est la France qui a créé le Mali, et l’Algérie, sur ces territoire sans consulter les touaregs. Alors on peut dire que les touaregs on bien les droits de faire les bruits.

-Le statut de l’Azawad: un épine au pied du Mali:

C’est le point qui fait mal au Mali, chaque fois que les négociations arrivent  à ce point le gouvernement malien affiche sa réticence à poursuivre le dialogue, puisque ce gouvernement ne veut pas parler du problème de fond, et préfère de faire quelques arrangements avec les chefs des groupes armés en utilisant l’Algérie comme facilitateur.

-Une situation chaotique dans tout le pays:

Peut-être les derniers événements qui se sont déroulé hier (le 27/04/2015)  en ont la meilleur illustration. Le Mali s’appuie sur les milice pour semer le chaos dans la région, afin de combler la manque provoqué par la faiblesse de son armée. Sachant que rien n’assure que ces milices ne retournent pas leurs arme un jour contre le Mali. Ajoutons à cela que cette stratégie n’est plus efficace puisque le chaos commence à gagner le sud et le centre  du Mali.

Alors on peut dire que même si le CMA s’engage à signer l’accord algé-rien le 15 Mai à Bamako, cela ne changera RIEN sur le terrain.

 

 

 

 

Les festivités de 6 avril en Azawad

militants de MNLA

militants de MNLA

Depuis le 6 avril 2012, cette date qui marque l’annonce unilatérale de l’indépendance de l’Azawad faite par le MNLA à Gao. Cet événement est devenu une fête majeur chez une bonne partie des azawadiens surtout dans les zones où l’armée malienne a été chassé par les mouvements du nord, comme  kidal et Meneka. Mais aussi dans les camps de réfugiés à M’bre en Mauritanie, et au Burkina, ce qui explique que même si les groupes armées ont renoncé à l’indépendance de l’Azawad sous la pression de la communauté internationale leurs bases restent très attacher à cette indépendance même s’il n’est pas reconnue par la communauté internationale. Déjà il semble que les divergences sont considérables entre les mouvement azawadiens et, leurs bases et c’est ce que nous avons constaté lors de dernières négociations entre ces mouvements et le Mali, puisqu’ils étaient contre toute solution qui ne prévoit au moins une fédéralisme pour les régions du nord.

Les messages  politiques de ces festivité:

manifestation

Même si cette date ne représente rien ni sur le plan national ni sur le plan international, les habitants du nord hostiles à la présence de l’armée malienne y trouvent une bonne bonne occasion pour exprimer leurs sentiments indépendantistes. Ce qui mette en lumière la fragilité de l’état malien et son incapacité à maintenir son existence sur long terme.

Et si on ajoute à cela que l’armée malienne est absente dans le nord et, que les quelques soldats qui sont présents sur les terrain sont cantonnés dans leurs camps sous la protection de l’armée française et de casques bleus. On peut dire avec certitude que la partition est déjà faite et, que cette date est une réalité que personne ne peut occultée.

Alors même si cette indépendance est rejeté par la communauté internationale, elle es de plus en plus accepté par l’actualité. Et l’unité du Mali est loin d’être une chose réalisée.

Les touaregs et, l’armée malienne une hostilité historique

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La haine contre les touaregs est une chose gravée dans les coeurs des soldats  maliens, disons même dans  les coeurs des maliens en général. Cette armée qui n’a jamais gagné une bataille contre les groupes armés, n’hésite pas à mener des actes de représailles  contre la   population touarègue, ce qui rend d’ailleurs la cohabitation entre cette armée et la population locale une chose presque impossible en raison des exactions perpétrées par ses soldats, et pourtant  tous exactions n’ont jamais fait l’objet d’aucune enquête.

Et la communauté internationale reste silencieuse pour ne pas dire qu’elle est en complicité avec l’état malien dans ses crimes. Lorsque les touaregs ont pris les armes pour se défendre, et chasser l’armée malienne loin de leur territoire ont été accusés de terrorisme et, de banditisme, par cette communauté internationale qui prétend combattre l’injustice, et protège le plus vulnérable.

Aujourd’hui les masques sont tombés, car tout le monde savent que les organes de cette communauté internationale ne sont que l’instrument de certains états (les grandes puissances) pour la protection de leurs intérêts, voir l’intérêt de leurs alliés. C’est dans cette logique  que la France fait tout pour protéger le Mali.  Mais la paradoxe, c’est de voir un état qui se dit défenseur de droit de l’homme en même temps il appuie l’armée malienne dans ses actes criminels en Azawad.